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Exposition de peintures arméniennes (suite...1)

Exposition de peintures arméniennes (suite...1)

  Exposition de peintures arménienne.. | Page d'accueil | Méditation biblique du 17 Novembre.. 

: Ajouté le 15/8/2007 à 02:43

J'ai trouvé sur le net le dossier de presse de cette exposition que je reproduis partiellement ci-dessous (en deux articles)

 

Peintures en Arménie 1830 – 1930 du 21 juin au 19 août 2007

 

Dans le cadre d’« Arménie, mon amie », l’Année de l’Arménie en France, le Petit Palais, Musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris, proposera du 21 juin au 19 août 2007, en accès libre et gratuit, l’exposition Peintures en Arménie, 1830-1930.

 

Une quarantaine de peintures et de dessins du XIXe siècle et du début du XXe, exécutés par onze artistes majeurs arméniens - Hovnatanian, Aïvazovski, Bachindjaghian, Souréniants, Aghadjanian, Terlémézian, Nasariants, Tadévossian, Khodjabekian, Sarian et Yakoulov - seront présentés.

 

Peintures en Arménie, 1830-1930 dévoile un monde culturel tout aussi singulier qu’attachant, et rend compte de la richesse de la vie artistique de 1830 à 1930.

Les oeuvres révèlent des physionomies et des modes vestimentaires originaux, des paysages puissants et particuliers, et des thèmes historiques nationaux du pays.

 

Elles manifestent aussi l’importante diversité des styles mis en oeuvre au cours d’un siècle de créations, du Romantisme au Fauvisme, en passant par le Réalisme et le Symbolisme.

L’exposition Peintures en Arménie, 1830- 1930 est réalisée par le Petit Palais, Musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris avec le concours de la Galerie nationale d’Arménie, à Erevan et le soutien de Culturesfrance. L’année de l’Arménie en France est organisée et mise en oeuvre : pour la République d’Arménie, par la Commission Gouvernementale, l’Ambassade d’Arménie en France, le Commissariat général arménien, Commissaire général : Vigen Sargsyan pour la France, par le ministère des Affaires étrangères, le ministère de la Culture et de la Communication, l’Ambassade de France en Arménie, Culturesfrance, le commissariat général français, Commissaire générale: Nelly Tardivier- Henrot Commissaire de l’exposition : Paulette Pelletier-Hornby Conservateur au Petit Palais assistée par : Peggy Garinet

 

 

Préface du Maire de Paris

Parmi les événements culturels qui jalonnent l’année de l’Arménie, l’exposition présentée par le Petit Palais est une occasion privilégiée de découvrir la richesse de cette civilisation séculaire et la grande histoire qui a façonné la jeune République amie d’aujourd’hui. En admirant un siècle de peinture, une quarantaine de toiles ou de dessins exécutés par dix artistes majeurs de l’Arménie, on découvre l’extraordinaire vitalité de la scène artistique arménienne: romantisme, fauvisme, réalisme ou symbolisme, tous les courants, toutes les influences ont eu droit de cité dans ce pays d’Europe qui est, en effet, un carrefour légendaire, le lieu de rencontre de toutes les cultures. Ne dit-on pas que c’est sur le haut d’un mont d’Arménie que s’échoua l’Arche de Noë ? Les artistes arméniens que nous découvrons ici appartiennent pleinement à l’espace culturel européen; beaucoup apprirent leur art à Moscou, Madrid et, bien sûr, Paris comme Aghadjanian, grand admirateur de Courbet. La présence de l’Arménie en France est si familière qu’elle s’inscrit tout naturellement dans notre horizon, presque à notre insu, grâce aux migrations, échanges et imprégnations mutuelles entre nos cultures. Aujourd’hui, les liens continuent de se tisser entre Paris et Erevan comme en témoigne le magnifique travail mené conjointement par le Petit Palais et la Galerie Nationale d’Arménie, qui est non seulement le plus grand musée du pays mais également centre d’art contemporain. Peintures en Arménie est l’occasion de découvrir les paysages et les thèmes nationaux d’une terre à l’histoire souvent tourmentée et dont les enfants, voyageurs en exil, ont beaucoup apporté au monde et notamment à Paris.

Bertrand Delanoë

 

Préface de l’Ambassadeur d’Arménie en France

La peinture tient une place toute particulière parmi les 850 manifestations organisées dans 160 villes françaises dans le cadre de l’Année de l’Arménie en France : des miniatures médiévales à l’art moderne et contemporain, de Rosline à Archil Gorki, mais aussi Aivazovsky, Sarian, Paradjanov, Carzou, Chahine, Jansem et d’autres ont été accueillis dans les salles les plus prestigieuses de Paris et de France. Organisée au Petit Palais avec le soutien de la Mairie de Paris, cette exposition rétrospective représentant des oeuvres de 1830 à 1930 est appelée à donner une idée encore plus vaste sur la peinture arménienne en la représentant dans toute sa diversité. Cette période correspond à la nouvelle renaissance culturelle en Arménie où plusieurs écrivains, poètes, artistes et peintres s’ouvraient sur l’Europe, et en même temps les grands intellectuels et penseurs européens et particulièrement français redécouvraient l’Arménie. Je suis persuadé que cette exposition viendra marquer un nouveau temps fort de l’Année de l’Arménie en France, en ouvrant de nouveaux regards sur la communauté de nos valeurs. Bonne route à l’exposition, et que tous ceux qui y ont contribué soient cordialement remerciés.

Edward Nalbandian

 

Présentation de la Galerie nationale d’Arménie à Erevan

La Galerie nationale d’Arménie (NGA) est le plus grand musée de Beaux-Arts de la République d’Arménie. Elle a, de ce fait, pour mission d’acquérir, de conserver, de préserver et de restaurer les oeuvres d’art. Elle est aussi le centre de recherches muséologiques d’Arménie. Sa mission est de contribuer à l’éducation de la société et des jeunes générations dans le domaine del’histoire de l’art et de diffuser la connaissance des Beaux-Arts et des arts décoratifs, nationaux et mondiaux. La collection de la NGA compte environ vingt-cinq mille oeuvres d’art. Constituant la plus importante collection mondiale d’art arménien, la Galerie est le principal foyer d’études et d’enseignement pour l’histoire de l’art arménien. Dans ses collections, sont également largement représentés les artistes de Russie et des pays d’Europe, l’Italie, la France, la Hollande, les Flandres, l’Allemagne, etc., des pays du Moyen-Orient et d’Asie, des Etats-Unis. Aujourd’hui, la NGA développe activement la sphère de ses activités dans les domaines des acquisitions, de la recherche, de la diffusion des connaissances et les publications, avec un souci constant de les améliorer dans le cadre des nouvelles problématiques muséales. Lors de sa fondation, en 1921, la Galerie constituait l’un des cinq départements du Musée National. Son directeur était le grand artiste Martiros Sarian. En 1924, Ruben Drambian, un critique d’art réputé qui travaillait jusque-là au Musée Russe (Léningrad), s’installa en Arménie et prit la direction du département d’Art. En 1935, les collections s’étaient suffisamment étoffées pour permettre la création d’un musée des Beaux-Arts autonome, sous la direction de Ruben Dramian. Ce musée a été rebaptisé en 1947 Galerie d’Etat d’Arménie et, depuis 1991, Galerie nationale d’Arménie. Débutant leur activité en 1921, suivant les directives du jeune gouvernement, avec quelques peintures et quelques dessins d’artistes arméniens, les responsables du musée déterminèrent une politique de développement, toujours en vigueur. Grâce aux reversements du Palais de la culture d’Arménie (Moscou, ancien Institut Lazarian de langues orientales), aux transferts de fonds de grands musées d’Etat (Moscou, Léningrad), aux dons de collectionneurs de divers pays, et à ses propres acquisitions, le musée a déterminé les grandes orientations de ses collections et acquis une légitimité scientifique dans les dix premières années de sa création. Durant ces quatre-vingt cinq années d’existence riches d’évènements, la Galerie est devenue le plus important centre artistique de la République et joue un rôle essentiel dans la vie culturelle. En 2002-2003, les bâtiments administratifs et d’exposition ont été entièrement rénovés. Dans la nouvelle présentation scientifique des collections permanentes sont entrées de nombreuses peintures et sculptures arméniennes contemporaines, dons des artistes répondant à l’appel de la Galerie, permettant de combler ses lacunes dans la représentation des courants artistiques arméniens des dix dernières années. Dans les salles actuelles sont pour la première fois présentées les collections de l’Egypte et de la Grèce ancienne, les pays d’Orient – Iran, Inde, Chine, Japon. Afin de rendre l’art accessible jusque dans les régions les plus isolées, la Galerie a ouvert treize branches dans toute la République. Au cours de ces quinze dernières années, la Galerie a établi des contacts suivis avec différents musées et fondations dans le monde, participant régulièrement à des expositions internationales sous formes de prêts isolés, ou d’expositions d’art arménien, accueillant des expositions qui lui permettent de faire connaître l’art contemporain aux Arméniens. Dans le but de diversifier ses activités, la Galerie organise des évènements culturels tels que festivals de musique, Nuit des musées, etc.

 

Scénographie de l’exposition

L'exposition est organisée selon un découpage thématique. Au sein de cette répartition, la présentation se fait chronologiquement et par artiste. Ainsi, l'évolution de la peinture arménienne entre 1830 et 1930 est pleinement manifestée.

 

Portraits

Cette salle expose trois portraitistes arméniens qui, chacun dans son genre, ont contribué à faire évoluer cette discipline. Hakob Hovnatanian (1806-1881) est le premier à représenter ses contemporains sur des toiles. Stepan Aghadjanian (1863-1940) introduit une dimension réaliste inspirée des principes de Gustave Courbet. Enovk Nasariants (1868-1929), lui, crée des portraits au pastel. Parmi les onze oeuvres de cette section, signalons le Portrait de Natalia Théoumian par Hovnatanian. Cette huile sur toile est considérée comme le chef d'oeuvre de la peinture arménienne du XIXe siècle. Elle représente une jeune femme à l'allure discrète. Son énigmatique sourire et l'absence d'informations à son sujet lui valent le surnom de « Joconde arménienne ». La peinture inspire de nombreux artistes arméniens tel que le cinéaste et plasticien d'origine arménienne Serguei Paradjanov (1924-1990) qui lui consacra en 1966 un de ses collages (Prière pour Hovnatanian).

 

Mont Ararat

Ce symbole séculaire de l'Arménie est ici évoqué au travers d'un tableau du célèbre peintre de marines Hovhannes Aïvazovski : Noé descendant du Mont Ararat (1889). La Bible raconte qu'après le Déluge, Noé s'échoue sur le mont Ararat. Cette montagne, située historiquement sur le territoire de l'Arménie, est au coeur des récits légendaires de l'Arménie chrétienne. Mais depuis 1923, elle est rattachée à la Turquie.

 

Paysages

Les peintures de paysages de Guevorg Bachindjaghian (1857-1925) et de Panos Terlémézian (1865-1941) nous permettent de saisir les caractéristiques de la nature arménienne. Contrée montagneuse, le pays se distingue par ses sols arides aux tons ocres et ses ciels bleus azurés. Si les sources d'inspiration des deux peintres sont les mêmes, en revanche, leurs techniques diffèrent. La palette sombre et l'impression de mélancolie qui se dégage de l'oeuvre de Bachindjaghian – fondateur de l'école paysagiste arménienne – le rapproche du courant romantique. Le style de Terlémézian, lui, s'inscrit dans le postimpressionnisme.

 

Peinture historique

A la fin du XIXe siècle, la peinture arménienne s'ouvre à une nouvelle discipline : le genre historique, grâce à l'oeuvre de Vardgues Souréniants (1860-1921). Sainteté bafouée et Le monatère de Hripsimé témoignent des événements tragiques de 1895: la disparition de milliers de victimes lors de la répression organisée par le sultan Abdul Hamid dans les territoires contrôlés par l'Empire ottoman. Sainteté bafouée, particulièrement, montre un lieu de culte profané avec en arrière-plan le corps sans vie d'un homme d'Eglise. A ses débuts, la peinture de Eghiche Tadévossian (1870-1936) se rapproche de celle de Souréniants. Dans cette section, deux de ses toiles : l'Emigration et Adoration de la Croix manifestent cette parenté.

 

Dessins

Au coeur de l'exposition, un cabinet d'arts graphiques accueille cinq dessins de Vano Khodjabekian. Trois des compositions ont pour thème la fête, composante essentielle de la société arménienne. Ainsi, les mariages y sont toujours l'occasion d'hommages à la mémoire du disparu (cf. La danse rituelle du nouveau marié sur la tombe se son père). En  revanche, Les réfugiés s'inscrit dans un contexte plus tragique: les massacres de 1915.

 

Post-impressionnisme

La carrière artistique de Eghiche Tadévossian (1870-1936) connaît plusieurs temps. D’abord proche de Souréniants – le fondateur du genre historique dans la peinture arménienne – son oeuvre évolue vers le post-impressionnisme, courant qu’il introduit en Arménie. Komitas, Portrait de la femme du peintre, Justine et L'un de mes rêves appartiennent à ce mouvement. Ces tableaux soulignent l’influence de la peinture occidentale chez les artistes arméniens. La plupart des contemporains de Tadévossian complètent en effet leur formation artistique acquise en Russie (les premières écoles d’art en Arménie ouvrent en 1924 à Erevan et Léninakan) par des séjours en Europe.

 

Sarian ou la modernité

Les cinq oeuvres présentées ici appartiennent à la période 1910-1915 qui correspond au plein épanouissement de la carrière de l'artiste. Réfugié à Moscou au début de la Première Guerre mondiale, Sarian y exécute le Portrait d'Alexandre Tsatourian. Il rencontre ce poète et traducteur arménien au Comité moscovite de secours aux Arméniens. La couleur noire qui prédomine dans ce tableau, se fait l’écho de la situation incertaine dans laquelle se trouvent alors les deux hommes. Mais ne pouvant se départir de son optimisme naturel, l’artiste fait évoluer son modèle dans un univers haut en couleurs. Car selon lui: «l’art doit réjouir l’homme, lui faire cadeau de la soif de vivre».

 

Yakoulov, figure de lÂ’avant-garde

L'essentiel de l'oeuvre de Yakoulov s'inscrit dans le mouvement constructiviste (construction linéaire, géométrie des formes) dont il est l'un des instigateurs. En 1917, il se voit confier l’aménagement du Café Pittoresque de Moscou. Aidé dans sa tâche par plusieurs artistes tels que Vladimir Tatline ou Alexandre Rodtchenko, il conçoit une décoration architecturale faite de compositions métalliques et d’éléments mobiles. Café Pittoresque, affiche ne permet pas de se rendre compte de l’originalité de ce décor d'avant-garde, mais rappelle plutôt le style 1900 du bâtiment. De facture post-impressionniste, Devant la glace constitue une originalité dans son travail.

 

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